samedi 5 février 2022

Témoignage (2) 

L’Eucharistie

Ce que je crois – ce que je vis



Associée laïc de la Sainte Famille, j’ose dire avec beaucoup d’humilité que ma vie, est fondée sur ma foi en Christ ressuscité, présent dans l’Eucharistie, qui  se donne à moi comme nourriture et qui malgré mes ingratitudes, mes éloignements, mes doutes  est  toujours  à mes côtés comme il l’était  avec les disciples d’Emmaüs et comme Il l’a montré lors de son apparition ce 3 février 1822 aux premières dames de la Sainte Famille.

A Emmaüs, en disparaissant après avoir partagé le pain,  Il a signifié que c’est dans ce pain partagé qu’il est maintenant  présent avec eux. Le 3 février, levant le voile de l’hostie consacrée, Il se montre aux personnes qui étaient présentes dans cette chapelle de la rue Mazarin. Il confirme  sa présence dans ce petit bout de pain  consacré par le prêtre lors d’une messe.

 Oui, la messe est pour moi un moment capital, essentiel, pour ma vie de chrétienne.  Jésus revient se livrer à nous,  partager le pain  qui par la parole du prêtre devient son corps. C’est le moment où la terre, le Ciel, le cosmos sont réunis, et ceci tous les jours jusqu’à la fin des temps !

Oh, certes, je suis loin de mesurer l’immensité de ce  qui se renouvelle tous les jours sur l’autel, mais comme l’a écrit le Bon Père à Mme Machet, :

" Le Seigneur connaît bien l’indigence et les infirmités de notre nature humaine. "  

Très souvent je me remémore l’apparition de Jésus tel qu’il s’est montré le 3 février 1822.  Ce qui s’est passé ce jour-là est un signe très fort  qui fortifie ma foi, ( j’ai aussi besoin de sensible !) il  me montre la délicatesse du Seigneur Jésus venu, je me permets de dire « physiquement »,  confirmer  les premières dames de la Sainte Famille qui peut-être  doutaient du bien fondé de leur choix.

 Oui, je crois que tu es présent Seigneur Jésus dans ce pain, que tu chemines avec nous sur nos routes chaotiques  et que lorsqu’il le faut tu nous fais signe.

Jésus a dit  aussi:  « prenez et mangez » « c’est ma chair donnée pour la vie du monde »

En se donnant  à nous comme nourriture, Jésus  nous fait vivre de sa vie, Il nous donne  des forces pour Le donner autour de nous, être témoins de son amour en paroles et en actes en particulier auprès de ceux qu’il nomme « ses petits »

Fortifiée par la Parole et l’Eucharistie et animée par le charisme de la Sainte famille, je  rejoins les « petits du Seigneur au Secours catholique, au Service Evangélique des malades ainsi que dans la célébration de funérailles.

Les rencontres  avec les personnes en souffrance sont des moments parfois douloureux et déroutants mais la plupart du temps  très beaux  où on ressent que quelque chose est en train de se passer..Oui, Dieu est là aussi !

Seigneur, je te rends grâce pour ce que tu me donnes de vivre aujourd’hui.                                     

Je  sais que tu es là au milieu de nous, présent en particulier dans ton Eucharistie, sacrement de ton amour. 

Aide-moi, aide-nous à ne pas négliger  la grandeur de ce sacrement.

Pour conclure, je citerai les paroles de  ce chant que j’aime beaucoup : 

AS Rahm d’apès St François d’Assise ;                                    

Admirable grandeur, Étonnante bonté Du maître de l'univers
Qui s'humilie pour nous Au point de se cacher Dans une petite hostie de pain.

Regardez l'humilité de Dieu, Regardez l'humilité de Dieu

Regardez l'humilité de Dieu et faites-lui hommage de vos cœurs.

Faites-vous tout petits vous aussi devant Dieu Pour être élevés par lui
Ne gardez rien pour vous Offrez-vous tout entier À ce Dieu qui se donne à vous

ANNE -MARIE 

Associée laïque de la

SAINTE FAMILLE DE BORDEAUX

 


 

Témoignage (3)

L’EPREUVE PRECEDE LA BENEDICTION



A la source de cet événement, la bénédiction eucharistique a eu lieu pendant un moment difficile.

En regardant au fond,  je me suis dit : « c’est mieux de connaitre d’ abord la raison de l’épreuve. Qu’est qui l’a provoquée ? d’où ça vient ? Comment je l’ai accueillie ? Et quelle bénédiction cette épreuve apporte dans ma vie.

Chemin faisant de ma petite expérience de la vie religieuse, entre épreuve et bénédiction, cela se manifeste dans l’adoration de chaque jour. Ce n’est pas facile de voir une épreuve qui devient une bénédiction du tic au tac.

 

Je pense que c’est un chemin à faire dans la foi et dans l’espérance en reconnaissant l’origine de l’épreuve, car reconnaitre le but d’une épreuve, c’est déjà une bénédiction, une guérison.

 

Dieu a son temps dans toutes les circonstances de la vie, de donner sa bénédiction ou de libérer son peuple. Dieu ouvre un chemin nouveau pour m’aider à voir clair pour comprendre ce qui se passe dans ma vie. L’adoration est un acte d’amour envers Dieu et les autres. Dieu je le vois dans l’autre. Il n’est pas facile de faire l’adoration chaque jour à la même heure. C’est l’amour qui est au centre de nous aimer les uns les autres. Si je n’aime pas ma sœur, je ne trouve pas l’importance d’aller adorer Jésus et je ne serai pas une bénédiction pour les autres, et cette épreuve ne deviendra pas une bénédiction pour moi.

C’est une grande invitation pour moi à aimer d’avantage. Sa présence me suffit. Cette expérience avec Jésus dans l’adoration est une découverte de chaque jour dans une attitude de foi vivante, et aussi cela me rassure qu’Il est là tous les jours, c’est à moi de lui faire confiance et de l’écouter afin d’  être bénédiction pour les autres. Les épreuves ne manquent jamais dans la vie, mais Dieu est toujours là, Il continue à nous bénir, et à ne jamais désespérer de son amour. Il est toujours avec nous jusqu’à la fin du temps.   

Chimène 

Professe temporaire 

Contemplative



 

samedi 15 janvier 2022

 

Un Bicentenaire en précède un autre…

                    Nous voici de nouveau en fête…

Le 3 février 2022



La Sainte-Famille de Bordeaux célèbrera les 200 ans de la Bénédiction Miraculeuse de 1822

 

 

 

 

 

 

 

 


UN EVENEMENT FONDATEUR

Le 3 février 1822, comme il est retenu par son ministère, à la paroisse Sainte Eulalie, l’abbé Delort remplace Pierre-Bienvenu NOAILLES, le fondateur de la Sainte - Famille de Bordeaux pour donner la Bénédiction du Saint Sacrement dans la chapelle des Sœurs, 22-24 rue Mazarin, à Bordeaux.

Pendant vingt minutes, les participants peuvent contempler, se substituant à l’hostie exposée pour l’adoration, le buste d’un homme jeune, au visage lumineux, très beau, s’inclinant avec bonté vers l’assemblée recueillie et paisible.

Sœur Milady Peychaud ne voit rien, mais entend Quelqu’un lui dire :

« Je suis Celui qui suis »

A l’annonce de pareils événements, Monseigneur d’Aviau, archevêque de Bordeaux, réservant son opinion, charge le Vicaire général, l’abbé Barrès de procéder à l’enquête la plus minutieuse. Les témoignages recueillis, sincères, humbles, concordants, l’inclinent à reconnaître l’authenticité du prodige.

Fortifiée par la manifestation visible de la présence divine dans l’Eucharistie, et la paix succédant aux angoisses des débuts, la Sainte-Famille se développe rapidement. Attentive aux appels du Seigneur, elle essaie de faire face aux innombrables nécessités de l’après-révolution française.

*

***

« J’atteste toutes ces choses en présence de Jésus, Marie et Joseph, afin que nos sœurs conservent le souvenir d’une si grande faveur ; qu’elles s’excitent à une grande dévotion envers notre Sauveur et qu’elles aient un grand courage pour travailler à leur œuvre, bien persuadées que Notre Seigneur est toujours avec nous, sous les espèces eucharistiques, bien que nous ne puissions pas toujours le voir des yeux du corps comme il m’a fait la grâce de le voir… »

Catherine Aimée Noailles, Mère Trinité 6 février 1822

Bien plus tard…en 1986

« Je souligne l’importance de l’effort que vous faites pour garder la mémoire dans la Sainte-Famille et plus largement dans l’Eglise d’un événement qui, dès le début, a encouragé le Père Noailles dans la mise en œuvre de l’intuition de son cœur de prêtre. »

« L’Eglise célèbre l’Eucharistie, mais c’est l’Eucharistie qui fait l’Eglise. Le miracle de 1822 nous le rappelle de manière sensible. » 

                                                                       Monseigneur Marius MAZIERS

Aujourd’hui encore :

Pour les membres de la Sainte-Famille de Bordeaux, le 3 février 1822 est plus qu’un pur événement historique ; c’est un événement qui porte des fruits durables, une bénédiction spéciale qui appelle à une louange incessante et à une joyeuse action de grâces car : « Le Seigneur a fait pour nous des merveilles ; nous sommes dans la joie » (Ps 126,3).

Notre Dieu est un Dieu qui a librement choisi d’être Dieu-avec-nous, un Dieu qui entre au fond de nos vies humaines et est profondément touché par la détresse humaine.

En Jésus de Nazareth, cette "divine solidarité" devint pour nous, aussi visible que la clarté du jour. Les évangiles sont remplis de la compassion rayonnante de Dieu dans les paroles, les actes et la présence de Jésus. C’est le même Jésus qui marchait sur les chemins de Galilée qui descendit rue de Mazarin, ce 3 février 1822 pour nous dire qu’il est avec nous et qu’il le restera toujours !




 

 

 

 

       Bicentenaire 

  de la Bénédiction

       miraculeuse

                  du 3 Février 1822


PROGRAMME


 Jeudi 3 Février

15h    Temps d'adoration
17h     Messe
 
Vendredi 4 Février

15h     " Je suis Celui qui suis" "Je suis toujours avec vous"  

            Conférence de Sœur Bernadette Taurinya et témoignage

17h15   Vêpres

Samedi 5 Février

17h       "L'Eucharistie, sacrement de l'Amour" 

             Conférence du Père Pierre Meunier 

21h - 06h  NUIT D' ADORATION

Dimanche 6 Février

11h15   Messe en l'église Sainte Eulalie de Bordeaux

17h       Vêpres, Bénédiction du Saint sacrement et                      Envoi

Pour l'adoration de nuit:

Merci de vous inscrire  par le formulaire de contact  ou par email ou par téléphone (05 5672 71 10)en précisant votre nom, numéro de téléphone et l'heure que vous pensez assurer (de ...h à... h)

En tant qu'ERP, nous respectons les règles sanitaires en vigueur pass, masque... Merci de votre compréhension


Exposition à la Bibliothèque diocésaine

vendredi 14 janvier 2022

 


Méditation sur l’hostie

J’aime beaucoup prendre dans ma main une hostie qui n’est pas consacrée et méditer devant ce morceau de pain. Il y a d’ailleurs deux expressions synonymes : gagner sa vie et gagner son pain ; le pain, c’est la vie. Et je me dis : Comment Dieu regarde-t-il ce morceau de pain ? Il ne le voit pas comme il verrait un caillou, car ce pain est le résultat de toute une histoire. Pour que je puisse le tenir dans mes mains, il a fallu le travail de nombreuses personnes… Ce pain est le fruit de la transformation de la nature. Notre tâche humaine est l’humanisation de la nature, la transformation du monde pour qu’il devienne humain.

Si l’on en reste à cette transformation, c’est fini. L’histoire de l’homme reste purement humaine, elle boucle sur elle-même. Ce pain, on va le manger et puis on continuera à travailler, à transformer la nature et à produire du pain ; il n’y a pas de débouché au-delà de l’histoire.

Mais si je porte ce pain sur l’autel, le Christ en fait son propre corps ; il divinise ou christifie ce que moi, j’ai humanisé :

« Ce pain, ce vin, fruits de la terre et du travail des hommes ;

Ils deviendront le pain de la vie et le vin du Royaume éternel »

 

Si le morceau de pain que je porte à l’autel n’est pas l’homme, il n’y a plus grand-chose à comprendre à l’Eucharistie, sinon un Christ qui tombe du ciel dans un morceau de pain pour devenir notre nourriture au sens où cela nous consolera, nous fortifiera, nous permettra de lutter contre les tentations. Nous retombons dans un moralisme dans lequel il est impossible que puissent rentrer nos contemporains. Le vrai est que toute l’histoire de l’homme devient le corps du Christ. Elle ne cesse pas pour autant d’être une histoire humaine, mais elle débouche sur un au-delà de l’homme qui est sa véritable vocation. Et c’est quand l’homme devient véritablement Corps du Christ qu’il devient pleinement homme.

Le Christ est donc présent non pas comme quelqu’un qui tombe du ciel, mais comme étant le fruit de la transformation divinisante qu’il opère dans ce mystère le plus central de notre foi qui est l’Eucharistie.

L’hostie consacrée n’est pas seulement le Christ,

C’est aussi l’homme christifié

François Varillon

Joie de croire, Joie de vivre

 

dimanche 28 novembre 2021